Entrées
Deux, dont une entièrement végétale.
Une carte courte, écrite après le marché du vendredi, et une cave qui ne sort presque jamais du Ventoux et de ses coteaux.
Le cuisinier descend au marché le vendredi matin et repasse chez deux maraîchers de la plaine le mardi. Le reste de la carte s'écrit autour de ça.
La truffe se pèse devant vous sur la balance des courtiers, puis se râpe à la table. Hors saison, nous n'en servons pas et nous le disons franchement.
Les desserts tournent autour du berlingot de la ville, du miel de lavande et des fruits de la plaine ; il n'y en a jamais plus de trois.

Deux, dont une entièrement végétale.
Trois, changés chaque semaine selon le marché.
Trois, dont le berlingot que nous n'avons pas le droit de retirer.
Douze vins du Ventoux et des coteaux voisins, servis au verre comme à la bouteille.
Deux blancs de la vallée et un rosé de plaine, jamais glacés à mort.
Des jus de fruits de la plaine et des eaux de source pour qui ne boit pas d'alcool.
Aucun alcool fort après minuit, quelle que soit la soirée.
Aucune vente à emporter : rien ne sort de la maison en bouteille.
Toute la maison — salle à manger incluse — se ferme en dessous : cuisine comtadine devant, sept feutres de cartes derrière.
Rien ne se joue à distance : ni mise, ni gain, ni compte de joueur. Tout est pesé rue des Halles, à Carpentras.