Sept tapis
Feutre changé chaque année, jetons de comptage sans valeur marchande.
Ici se pesaient les truffes du vendredi matin ; la grande balance à fléau trône encore au milieu de la salle, et les caisses de bois numérotées servent d'étagères. Le soir, on y dîne comtadin et l'on tire les cartes pour les points, jamais pour de l'argent.

Le bâtiment servait au négoce : les courtiers y pesaient, triaient et numérotaient les lots avant la vente. Nous avons gardé la balance, les caisses de bois et les numéros peints au pochoir sur les portes.
La salle accueille cinquante convives, et pas un de plus : au-delà, la halle résonne et la table du fond ne s'entend plus.
L'entrée ne coûte rien, mais elle reste fermée aux mineurs, y compris pour la seule partie restaurant ; l'équipe demande une pièce d'identité dès qu'un doute existe.

Feutre changé chaque année, jetons de comptage sans valeur marchande.
Un seul service, de 19h à 22h30.
Celle des courtiers, révisée, toujours juste au gramme.
Majorité exigée dans toute la maison, restaurant inclus ; un papier d'identité peut vous être réclamé.
Le jeton pèse un score de soirée et ne pèse rien sur un marché : sa valeur marchande est nulle.
Aucun billet ne circule entre joueurs : ni sur le feutre, ni au bar, ni sous le porche de la cour.
Pas un appareil de jeu dans le bâtiment, et il n'en est pas prévu.
Sonnerie discrète : les conversations se poursuivent sous le porche de la cour.
Le vin cesse d'être versé dès qu'une personne paraît en avoir assez pris, sans débat.






10 rue des Halles, 84200 Carpentras
+33 4 90 63 52 41 · salut@playmistrala.com
Du mercredi au dimanche, 17h30 – 00h30
La cuisine suit le marché du vendredi, à cent mètres d'ici : légumes de la plaine, fromages de chèvre du Ventoux, agneau quand il y en a.
La truffe arrive en saison, râpée devant vous, pesée sur la vieille balance parce que c'est plus honnête et plus amusant qu'une carte plastifiée.
Au verre, nous versons des vins du Ventoux et deux blancs de la vallée ; le berlingot de la ville finit chaque dîner, posé sur la note.

La truffe, pesée devant la table, râpée à la minute.
Légumes du marché, chèvre, agneau, poissons du vendredi.
Douze vins du Ventoux et des coteaux voisins.
Les tapis occupent l'aile où l'on stockait les cagettes : mur de pierre, plafond haut, une suspension basse par table pour que la lumière tombe sur le jeu.
Le jeton sort d'une caisse de la maison. Sa valeur marchande est nulle : personne ne le vend, personne ne le rachète, il ne s'échange contre rien une fois la porte franchie. Il pèse un score de soirée, et rien d'autre.
Deux soirs par semaine, une personne de l'équipe passe de table en table pour expliquer une règle, distribuer, ou simplement asseoir quelqu'un qui vient seul.

Premier arrivé, premier assis, aucune liste tenue.
Sur appel, pour six joueurs assis au maximum.
Mercredi, une heure, huit places, rien à régler.
Nous sommes venus pour la truffe, nous sommes restés pour la partie : quatre heures assis à la même table, sans avoir sorti un centime de nos poches, et repartis avec un carnet de points griffonné qu'on garde encore.
Le combiné se décroche dès 15h. Annoncez le nombre, l'heure et le motif : un couvert, un feutre, ou la soirée entière du vendredi.
Nous appelerDu mercredi au dimanche, 17h30 – 00h30
+33 4 90 63 52 41
Toute la maison — salle à manger incluse — se ferme en dessous : cuisine comtadine devant, sept feutres de cartes derrière.
Rien ne se joue à distance : ni mise, ni gain, ni compte de joueur. Tout est pesé rue des Halles, à Carpentras.